Pharmacien : optimiser sa retraite avec un PER, mode d'emploi
Pour les pharmaciens titulaires, la retraite se prépare tôt. Avec une CAVP qui couvre rarement plus de 50 % du dernier revenu, le PER est devenu un outil incontournable.
En bref : Un pharmacien avec 120 000 € de bénéfice peut déduire jusqu'à 32 909 € sur son PER en 2026, économisant jusqu'à 14 800 € d'impôt par an.
Le constat : la CAVP ne suffit pas
La Caisse d'Assurance Vieillesse des Pharmaciens (CAVP) verse une pension moyenne autour de 35 000 € par an pour un pharmacien titulaire. Pour quelqu'un qui gagnait 120 000 € par an, c'est une chute de revenus drastique au moment de la retraite.
Le PER : double avantage
Déduction fiscale immédiate
Les versements sur un PER sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % du bénéfice professionnel, plafonnés à 88 911 € en 2026. Pour un pharmacien à TMI 41 %, chaque 1 000 € versés génère 410 € d'économie d'impôt immédiate.
Capitalisation long terme
Investi en ETF ou en SCPI via le PER, le capital travaille pendant 20 à 30 ans avec un effet de capitalisation puissant.
Stratégie sur 20 ans
Un pharmacien de 45 ans qui verse 1 500 € par mois pendant 20 ans :
- Capital versé : 360 000 €
- Économies d'impôt cumulées : ~140 000 €
- Capital final estimé (5 % nets) : ~620 000 €
À retenir : Plus on commence tôt, plus l'effet de levier est puissant. Combinez PER, assurance-vie et SCPI pour une stratégie diversifiée. Notre fiche pharmacien détaille toutes les options adaptées.
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