Loi de finances 2026 : ce qui change pour les hauts revenus et professions libérales
La loi de finances 2026 introduit plusieurs mesures ciblant directement les contribuables à hauts revenus. Contribution différentielle, hausse de la CSG, taxation renforcée des holdings : les professions libérales doivent adapter leur stratégie patrimoniale.
En bref : Les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros sont soumis à une imposition minimale de 20 %. La CSG sur les dividendes passe à 10,6 %, tandis que les holdings patrimoniales font l'objet d'une taxation spécifique.
La CDHR : une imposition minimale de 20 %
Qui est concerné ?
La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) garantit que tout contribuable dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 euros (500 000 euros pour un couple) acquitte un impôt effectif d'au moins 20 %.
Les professions libérales en première ligne
Un médecin spécialiste percevant 300 000 euros de revenus mixtes (BNC + dividendes de SEL) pourrait voir sa charge fiscale augmenter. Les avocats associés et experts-comptables qui se rémunèrent en dividendes sont également concernés.
La CDHR ne remplace pas l'impôt sur le revenu : elle vient en complément. C'est un plancher fiscal, pas un nouveau barème.
CSG majorée sur les revenus du capital
Dividendes et plus-values : passage à 10,6 %
La CSG passe de 9,2 % à 10,6 %. Le taux global de prélèvements sociaux atteint 18,6 %. Pour un professionnel se versant 80 000 euros de dividendes annuels, c'est un surcoût de 1 120 euros par an.
L'assurance-vie préservée
Les contrats d'assurance-vie ne sont pas concernés par cette hausse. Les gains conservent leur régime fiscal spécifique, renforçant l'attractivité de cette enveloppe.
L'assurance-vie échappe à la hausse de CSG. En 2026, c'est l'un des rares placements dont la fiscalité n'est pas alourdie.
Holdings patrimoniales : taxation au-delà de 5 millions
Les holdings détenant des actifs financiers supérieurs à 5 millions d'euros sont soumises à une taxation de 20 %. Les alternatives :
- Distribution partielle : sortir les réserves avant le seuil de 5 millions
- Diversification : orienter vers de l'immobilier opérationnel ou des actifs non financiers
- Réorganisation juridique : réévaluer la pertinence de la holding
PER : déductibilité limitée et report étendu
Les versements après 70 ans ne sont plus déductibles. En contrepartie, le report des plafonds non utilisés passe de 3 à 5 ans. Pour un TNS avec un plafond annuel d'environ 88 900 euros, le cumul sur 5 ans peut atteindre 445 000 euros.
Impact par profession
- Médecins spécialistes en SEL : hausse CSG sur dividendes + potentielle CDHR
- Avocats associés : même problématique, intérêt renforcé pour le PER avant 70 ans
- Experts-comptables : vigilance sur les holdings dépassant 5 millions
- Cadres dirigeants : CDHR applicable si rémunération globale > 250 000 euros
Ce qu'il faut retenir
- La CDHR impose un taux minimum de 20 % au-delà de 250 000 euros de revenus
- La CSG sur dividendes passe à 10,6 % (prélèvements sociaux : 18,6 %)
- L'assurance-vie est épargnée par la hausse
- Les holdings avec plus de 5 millions d'actifs sont taxées à 20 %
- Le PER n'est plus déductible après 70 ans, mais le report passe à 5 ans
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