Architecte libéral : structurer son patrimoine professionnel
Les architectes libéraux font face à un paradoxe : revenus souvent élevés, mais grande variabilité d'une année à l'autre, et une retraite CIPAV souvent insuffisante. Comment structurer son patrimoine dans ce contexte ?
En bref : Lisser les revenus via une SARL d'architecture, sécuriser la retraite via un PER, et construire un patrimoine immobilier productif : trois leviers pour les architectes.
Étape 1 : choisir le bon statut
Le BNC convient pour les jeunes architectes ou ceux dont l'activité dépasse rarement 80 000 €. Au-delà, la SARL d'architecture (compatible avec la déontologie) permet :
- De plafonner sa rémunération et laisser le surplus en société (IS à 15 % puis 25 %)
- De déduire davantage de charges (véhicule, formation, équipement)
- De cloisonner patrimoine professionnel et personnel
Étape 2 : sécuriser la retraite
La CIPAV verse aux architectes une pension moyenne autour de 25 000 € par an. Très en dessous des derniers revenus pour la majorité des libéraux. Le PER devient incontournable pour combler l'écart, avec une déduction possible jusqu'à 88 911 € en 2026.
Étape 3 : diversifier le patrimoine
L'erreur classique de l'architecte : tout concentrer dans son cabinet et un seul bien immobilier. La diversification doit être active :
- Assurance-vie : pour la liquidité et la transmission
- SCPI : immobilier sans gestion, idéal quand on n'a pas le temps
- ETF en PEA : exposition aux marchés mondiaux à faibles frais
- Immobilier locatif en LMNP pour optimiser la fiscalité
À retenir : En tant qu'architecte, vous gérez les projets de vos clients — n'oubliez pas le vôtre. Notre fiche architecte détaille toutes les stratégies adaptées.
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Auguste PatrimoineNewsletter patrimoine
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