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Fiscalité
2 min de lecture

Médecins, avocats : BNC ou SELARL, quel statut pour optimiser ?

Médecin en consultation symbolisant les professions libérales et leur gestion patrimoniale

Pour les médecins, avocats, notaires et autres professions libérales, le choix du statut juridique est un levier majeur d'optimisation. BNC classique ou passage en société ? Voici les clés pour décider.

En bref : En BNC, l'imposition peut dépasser 55 % (IR + charges sociales). En SELARL, l'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice permet de réduire considérablement la charge fiscale et de réinvestir dans son patrimoine.

Le BNC : simplicité mais fiscalité lourde

Le régime des Bénéfices Non Commerciaux est le statut par défaut des professions libérales. Simple à gérer, il présente un inconvénient majeur : l'intégralité du bénéfice est imposée à l'impôt sur le revenu, même la part non prélevée.

Pour un médecin libéral avec 200 000 € de bénéfice, l'imposition totale (IR + cotisations sociales) peut dépasser 110 000 €. Il ne reste que 90 000 € pour vivre et investir.


La SELARL : un levier puissant

Le passage en Société d'Exercice Libéral change la donne :

  • IS à taux réduit : 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, puis 25 %
  • Cloisonnement : le patrimoine professionnel est séparé du patrimoine personnel
  • Rémunération choisie : vous décidez du montant de votre rémunération, le reste est taxé à l'IS
  • Capacité d'investissement : la trésorerie peut financer des investissements (SCPI, immobilier) via la société

La SPFPL : la holding pour aller plus loin

La Société de Participations Financières de Professions Libérales permet de détenir les parts de la SELARL et d'investir les dividendes avec un régime fiscal avantageux (régime mère-fille, quasi-exonération).


Les pièges à éviter

L'administration fiscale est vigilante :

  • L'abus de droit : créer une société uniquement pour payer moins d'impôts, sans réalité économique, expose à un redressement
  • Les cotisations retraite : les cotisations CARMF ou CNBF restent dues, et le passage en société ne les réduit pas automatiquement
  • Les coûts : comptabilité, formalisme juridique, frais de création — comptez 5 000 à 10 000 € la première année

Notre conseil : Le passage en SELARL se justifie généralement à partir de 80 000 à 100 000 € de bénéfice annuel. En dessous, les coûts de structure annulent le gain fiscal. N'hésitez pas à consulter un expert-comptable spécialisé et à prendre rendez-vous pour faire le point sur votre situation.

Approfondir : Fiscalité

Optimisation fiscale et stratégies légales

Voir le guide complet

Source de l'article :

Extencia
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