Assurance-vie : 18,3 Md€ collectés en mars 2026, meilleur mois depuis 16 ans
Le marché de l'assurance-vie confirme son momentum exceptionnel : 18,3 milliards d'euros de cotisations en mars 2026 selon France Assureurs, soit le meilleur mois pour un mois de mars depuis 2010. Mais le chiffre le plus significatif est ailleurs : 41 % des versements partent désormais en unités de compte, un record historique.
En bref : Cotisations mars à 18,3 Md€ (+17 %), collecte nette à 6,0 Md€ (record sur 16 ans), encours total à 2 115 Md€ (+4,6 %). Le T1 2026 cumule 57 Md€ de cotisations et 19,3 Md€ de collecte nette. La part des UC atteint 41 % des nouveaux versements.
Les chiffres mars 2026
- Cotisations mars : 18,3 Md€ (+17 % vs mars 2025)
- Collecte nette mars : 6,0 Md€ — plus haut niveau pour un mois de mars depuis 2010
- Cumul T1 2026 : 57 Md€ de cotisations
- Collecte nette T1 : 19,3 Md€
- Encours total : 2 115 Md€ (+4,6 % sur un an)
La bascule structurelle vers les UC
L'évolution la plus marquante n'est pas dans les montants, mais dans la répartition des nouveaux versements :
- UC : 41 % des versements 2026 (record historique)
- Fonds euros : 59 %, en recul continu depuis 5 ans
Cette bascule reflète plusieurs dynamiques convergentes : la remontée des marchés actions et obligataires depuis 2023, l'amélioration des frais des UC, et surtout la prise de conscience que l'inflation érode les fonds euros sur la durée.
Pourquoi l'engouement persiste
1. La fiscalité préservée
La LFSS 2026 a explicitement épargné l'assurance-vie de la hausse de CSG. Avec une flat tax désormais à 31,4 % sur le PER et le PEA, et seulement 17,2 % de prélèvements sociaux sur l'assurance-vie après 8 ans, le différentiel est devenu décisif.
2. Les fonds euros revigorés
Les fonds euros nouvelle génération proposent jusqu'à 3,5 % brut en 2026, soit plus que l'inflation française (2,2 %). Combiné aux UC, ils permettent une allocation patrimoniale robuste.
3. La transmission, toujours imbattable
L'abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans) reste un argument décisif pour les patrimoines élevés.
Comment vous positionner ?
- Trésorerie d'attente : les fonds euros remplacent avantageusement les livrets bancaires
- Profil équilibré : un mix 60/40 fonds euros/UC reste pertinent pour 2026
- Profil dynamique (horizon > 10 ans) : 70-80 % UC, en privilégiant ETF World en ETF et SCPI européennes
- Profession libérale : intégrer l'assurance-vie en complément du PER pour optimiser la fiscalité de sortie (voir notre fiche médecin)
Notre conseil : La dynamique de mars confirme que l'assurance-vie reste le pilier de la gestion patrimoniale française en 2026. Mais ne souscrivez pas n'importe quel contrat : comparez les frais d'arbitrage, la qualité du fonds euros, et la sélection d'UC proposée. Notre méthode Repère du Patrimoine détaille les critères de sélection.
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