Vétérinaire : monter une SELARL est-elle une bonne idée ?
Pour les vétérinaires en exercice libéral, le passage en SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est devenu un sujet récurrent. Investissements lourds, association à plusieurs, optimisation fiscale : voici les vraies questions.
En bref : Au-delà de 90 000 € de bénéfice, la SELARL devient généralement intéressante. Elle permet de cloisonner les investissements de la clinique et d'optimiser la rémunération.
BNC vs SELARL : le seuil de bascule
En BNC, l'intégralité du bénéfice est imposée à l'IR + cotisations sociales. Pour un vétérinaire qui dégage 150 000 € de bénéfice, l'imposition totale frôle 80 000 €.
En SELARL :
- Rémunération choisie : 70 000 € imposés à l'IR
- Bénéfice résiduel imposé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €)
- Économie totale : 15 à 25 000 € par an selon les cas
L'avantage spécifique aux vétérinaires
Les cliniques vétérinaires sont capitalistiques : matériel d'imagerie, blocs opératoires, hospitalisation. La SELARL permet :
- De financer ces équipements via l'autofinancement société (sans passer par la fiscalité personnelle)
- D'amortir comptablement les actifs lourds
- De faciliter l'association entre confrères en partageant le capital
Les pièges à éviter
- Frais de structure : 5 000 à 10 000 € la première année (notaire, expert-comptable, formalisme)
- Cotisations CARPV : elles restent dues, le passage en société ne les réduit pas
- Trésorerie société : sortir l'argent de la SELARL pour usage personnel = nouvelle fiscalité (dividendes à 31,4 % ou rémunération supplémentaire)
Notre conseil : Le passage en SELARL doit être préparé avec un expert-comptable spécialisé dans les professions de santé. Notre fiche vétérinaire détaille les options patrimoniales spécifiques au métier.
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